Edito


Seuil se veut un lieu d’accueil transitoire qui vise à permettre aux jeunes de vivre une expérience, éphémère mais unique, qui fasse évoluer leurs relations et les poussent à questionner leur vécu scolaire.

lundi 30 mai 2016

PROJET DE RENCONTRE – LA FORESTIERE


Par Fatine




  1. Pourquoi avons-nous mis ce projet en place ?
Nous avons décidé de mettre ce projet de rencontre en place pour voir et vivre le quotidien des personnes souffrant d’un handicap, pour mieux les comprendre, et également parce que c’était un désir de notre équipe de réaliser ce projet.


  1. Comment avons-nous choisi ce public ?
Nous avons d’abord parcouru les différents types handicaps. Chacun a fait un petit travail de recherche avec des questions, auquel nous devions répondre grâce à internet. Ensuite, nous nous sommes rassemblés pour expliquer aux autres jeunes chaque handicap.
Par après, nous avons fait un choix de manière individuelle pour ensuite arriver à un choix collectif.
En ressortaient deux choix : Les sourds et muets (personnes handicapées sensorielles) et les handicapés mentaux.
Finalement, nous n’avons pas eu la chance de rencontrer des personnes sourdes et muettes, notre choix s’est donc fait pour les personnes handicapées mentales , dans un centre appelé « La Forestière » à Ixelles.


  1. Qu’avons-nous mis en place pour mieux comprendre le public ?
Nous avons fait pleins de petits jeux de mise en situation ; comme un jeu de puzzle où nous avons porté des lunettes avec des tâches, pour se mettre en situation de malvoyance et/ ou parfois d'aveugle. Nous avons également fait du cécifoot, qui est un sport pour les personnes aveugles. Cette balle de foot contient des grelots pour que l'on puisse l'entendre.

  1. Comment raconterais-tu la journée de mardi 15 mars ?


Nous avons rencontrés quatre personnes souffrant d’un handicap mental. Nous nous sommes baladés dans un parc le long d’un étang, chacun accompagnait une personne. Ensuite, nous sommes allés jusqu’à la Forestière où nous avons pris un café et un goûter.
Par après, nous avons animé un jeu pour faire connaissance, ainsi qu'un jeu appelé le « Lotto des saveurs » où le but était de reconnaître ce qu'ils goûtaient.


  1. Comment raconterais-tu la journée de mercredi 16 mars ?


En premier, nous avons été au Carrefour avec les personnes handicapés pour choisir ce qu’ils voulaient manger pour notre repas de midi. Ensuite nous avons été au parc, nous avons fait des jeux de ballons, et nous avons fait un jeu des familles, le but était de reconnaître deux images de la même famille. Puis, nous sommes allés à la salle de sport, où nous avons fait des courses relais, des jeux de ballons, pour finir par un match de basket. Après cette matinée chargée, nous sommes revenus à Seuil, et nous avons mangé tous ensemble.


  1. Quel était mon ressenti après ces deux journées passées avec les usagers de la Forestière?
Si je devais me situer sur un arbre, je me serais mise en situation instable, entre deux branches. Je n’étais pas à l’aise au début dû à l'un des usagers, qui voulait sans cesse me prendre la main. A la fin de la première journée, ça allait on était tous assis, du coup tout le monde était plus calme. J’ai tout de même ressenti un sentiment de dégoût quand il me tenait la main, ça m’a agacée car il revenait toujours vers moi, il avait du mal à respecter ma bulle personnelle.
J’ai également été choquée, quand il a enlevé son pantalon au milieu d'un jeu. Personne n'a compris pourquoi il avait fait ça.
Je me sentais donc parfois dérangée, parfois tendue, et parfois je me « cachais » derrière Saliha, une autre jeune.
Lors de la deuxième journée de rencontre, avec d'autres personnes handicapées, ça allait beaucoup mieux ! Ils me parlaient, me souriaient malgré le fait que je ne comprenais pas toujours ce qu’ils disaient.
A la fin de la deuxième journée, j’étais plutôt gaie car on a pu faire des petits jeux. Ça s’est bien passé car les personnes handicapées ont bien compris les règles et les explications.
Mon mot final est : WAWWWWWWWW ! C’était un truc de fou, c’était différent de tout ce qu’on a pu vivre auparavant à Seuil. C’était amusant, et bien. Je me suis rendu compte que finalement certains ne paraissaient pas pour des handicapées. C’était facile pour moi d’entrer en relation avec eux. 





par Rayane
Explique-nous la journée de rencontre que tu as vécu le 17 mars et ton ressenti.


Je pense que les éducateurs ont mis ce projet en place pour nous faire découvrir le quotidien des personnes handicapées mentales. A la base, les jeunes avaient choisi de rencontrer des personnes avec une déficience sensorielle mais nous n’avons pas trouvé d'associations partenaires pour organiser une rencontre.
Nous avons alors choisi de rencontrer des personnes avec un handicap mental. Seuil avait un partenaire de longue date, La Forestière.
Mercredi matin, nous sommes allés les rejoindre devant le GB pour y faire quelques courses pour le diner. Ils pouvaient nous dire ce qu’ils aimaient et ce qu’ils n’aimaient pas manger. Puis, nous sommes allés au square à La Chasse, faire un peu de foot. Certaines personnes jouaient très bien! Ensuite, nous avons fait un jeu où l‘on devait retrouver deux fois les mêmes images, ils ont tous réussis et on chacun compris les consignes. Par après, nous sommes allés à la salle de sport faire du foot et du basket. Après nous sommes rentrés pour partager le diner.


J'ai beaucoup aimé, j'ai pris du plaisir à jouer avec les personnes handicapées mentales, je me suis bien amusé et j’ai bien rigolé.
À première vue, je pensais que l’un des usagers de 50 ans était un éducateur car il se comportait ‘‘normalement‘‘.
J'ai remarqué quelques différences entre les différentes personnes handicapées. Je trouve que certains étaient plus impliqués que d‘autres comme s‘il y avait différents niveaux d'handicaps. Exemple: l’un d’eux comprenait plus vite et se comportait plus ‘‘normalement‘‘ par rapport à un autre usager qui avait plus de mal à comprendre et à répondre correctement.



La Théorie du Y




Avec l’équipe 1 de Seuil, on a participé à un projet qui s’appelle Théorie du Y, c’est le nom de la pièce de théâtre qu’on a été voir.

Cette pièce est réalisée par Caroline, elle s'est inspirée de son histoire même si il y a des éléments qui ont été romancés. Il y a 4 comédiens professionnels dans la pièce.

Caroline nous a expliqué que le Y couché représentait depuis des siècles deux chemins. Le chemin des hétérosexuels et des homosexuels. La pièce fait aussi référence aux chromosomes, XX pour les femmes et YY pour les hommes. Par ailleurs, la génération du Y, qui en anglais se prononce„why“, signifie „pourquoi“, la génération de jeunes très connectés, une génération qui se pose beaucoup de questions. Le Y peut aussi réprésenter les écouteurs que les jeunes portent très souvent autour du cou.

Caroline disait que cette théorie représentait aussi la voie qu'on doit choisir dans la vie. Je lui ai demandé quelle voie. Elle m'a répondu que c’était une voie „sexuelle“. Elle m’a donné un exemple. Elle disait qu'elle était bisexuelle. Mais elle n'avait pas choisit de l'être, elle avait autant de sentiments pour les filles que pour les garçons. Un sentiment d'amour pour sa première copine et pour son premier copain, elle ne savait pas qui choisir. Elle était emportée par ses sentiments donc c'est pour ça qu'elle me disait qu'on ne choisissait pas notre voie sexuelle. C'était tout simplement les sentiments qui décidaient.

On a ensuite parler des différences entre le cinéma et le théâtre.

Au cinéma on regarde des films sur projecteur, Il y a des images animées et en mouvement. Il existe 11 cinémas à Bruxelles. Le cinéma a été inventé par les Frères Lumière en France. Au début, le cinéma était muet, puis ça a beaucoup évolué, il est devenu parlant“, et petit à petit avec les technologies, il y a eu des effets spéciaux“, etc.

Par contre, le théâtre à la base c'était des cérémonies religieuses, ça existe depuis l'Antiquité. Le théâtre c‘est du spectacle vivant, avec un rideau et des vrais comédiens, qui jouent dans un temps et un espace limité. Molière et Shakespear sont connus pour être des grands auteurs de théâtre. Il y a 20 théâtres à Bruxelles, donc deux fois plus que de cinémas. A l'époque les femmes ne pouvaient pas exercer le métier de comédienne, du coup c'était les hommes qui se déguisaient en femmes.

Donc au théâtre, les comédiens voient le public et ils ont besoin de l’attention du public pour jouer.

On a fait aussi un petit exercice sur les insultes les plus répandues. On s'est rendu compte que celles qui étaient les plus répandues étaient celles qui étaient sexistes et homophobes car on utilise des mots qui parlent de sexualité pour faire honte, on n'est pas à l'aise avec la sexualité et l'homosexualité, c'est encore tabou. Si on veut désigner un homosexuel, on doit plutôt dire gay et non pas PD car c'est une insulte.

On a regardé aussi 3 vidéos sur les harcèlement à l'école. On a réfléchi aux différents rôles des personnages (le témoin, la victime, et le ou les harceleurs), aux actes spécifiques d’harcèlement (poster des commentaires négatifs ou des rumeurs sur Facebook, moqueries, raquette, violence verbale et physique) et aussi aux raisons du rejet (parce qu’il a un physique différent, parce qu’il est timide, parce qu’il n’est pas hétérosexuel, etc.). On a compris que cela pouvait avoir un impact très fort sur les personnes harcelées.

On a aussi fait quelques exercices sur les stéréotypes de genre ou pourquoi certaines activitées doivent être réservées à une fille ou un garçon. On a appris que finalement ce sont la société, l’école et parfois nos parents qui nous apprennent comment on doit se comporter si on est une fille ou si on est un garçon. Du coup, ça nous parait naturel mais c’est dicté par notre éducation. On croit donc à tort que certaines activités, métiers ou comportements sont réservés aux filles ou aux garçons.

Ce que j'ai le plus aimé durant la pièce c'est le début, quand ils sont dans une voiture, c’était marrant. Il n’y avait pas de voiture sur la scène mais on y croyait vraiment, le bruit du dérapage surtout. J‘ai aimé aussi le scène où elle fait semblant d'être chez la gynécologue, elle fait semblant d’enlever tous ses vêtements, puis la gynécologue, lui pose des questions sur sa première relation sexuelle. Elle répond qu‘elle a eu plusieurs premières fois, avec un garçon, avec une fille, avec de l’amour, etc.

On a fait une rencontre avec l'auteure de la pièce accompagnée de 2 femmes de l'association Altervisio. Voici un petit compte rendu.

La pièce s‘appelle théorie du Y parce que c'est la voie où on s'expérimente sans faire de choix c'est le chemin de notre vie, comment il se déroule, etc. Altervisio est une organisation de jeunes qui lutte contre les discriminations, l’homophobie et la transphobie. Cette organisation informe les personnes LGBTQI (Lesbienne, Gay, Bisexuelle, Transexuelle, Queer, Intersexuelle). Caroline a écrit cette pièce pendant ses études de comédienne, pour son travail de fin d’étude. Elle l’a écrite parce elle disant qu’il n’existait pas de pièce sur la thème de la bisexualité. Elle l’a écrit aussi parce qu’elle trouvait qu’on parlait plus d’hétérosexualité et d’homosexualité mais très peu de bisexualité. Caroline dit que cette pièce est destinée aux jeunes de manière générale mais surtout à ceux qui se posent des questions sur leur orientation sexuelle et qui se disent qu’ils doivent choisir, l’une ou l’autre. Le message que Caroline voulait faire passer à travers cette pièce est que c’est possible d’être bisexuel, ça existe, c’est pas grave et on peut même être heureux en étant bisexuel.

Quand, moi je pense aux homosexuels, l’image que je vois en premier est celle de l’acte sexuel et je trouve cela un peu sale mais après tout ce n'est pas de leur faute. Si ils ressentent des sentiments pour une personne de même sexe, ils ne l’ont pas vraiment choisi.

On a aussi appris qu‘on peut avoir une relation sexuelle sans avoir des sentiments, sans être amoureux. On peut avoir des sentiments et ne pas avoir de relation sexuelle. Moi, je pense qu‘avoir des sentiments c'est aimer la personne pour ce qu'elle est.

Pour terminer cet article, je voudrais dire que j'ai aimé la pièce, j’ai bien rigolé. J’ai aussi aimé répondre aux questions même si ce n'est que ma vision des choses, il n'y a aucun mal à être gay, bisexuel ou encore lesbienne. On est tous normaux mais avec des goûts différents.

Francis


mardi 29 mars 2016

Le journal de Seuil



Dans ce numéro spécial, on parle de deux actions solidaires, d'un camp, on vous présente des sports originaux, on partage de la culture et une passion ; et il y a aussi de la science, des photos et une interview.

mardi 23 février 2016

lundi 8 février 2016

L'addiction aux jeux vidéo

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Introduction 

Au départ, je me posais quelques questions sur la Playstation alors j'ai mis sur le tableau tout ce qui me passait par la tête et puis j'ai fait des petits groupes que j'ai nommés. De là, j’ai mis sur papier les questions que cela me posait avant d’en garder 3 qui correspondent à ce que je souhaite connaître de ce sujet. Ensuite, j'ai fait des recherches d’articles sur internet qui parlaient de ce sujet. J'ai trouvé de bons articles que j’ai lus en mettant en fluo tout ce qui rejoignait nos questions et puis je me suis lancé dans l’écriture du texte en essayant de répondre aux questions posées.

Q1 : Le jeu vidéo satisfait-­il les besoins psychologiques de base ? 

Dans l’article « Pourquoi aimons-­nous les jeux vidéo? » du site Psy&geek.org l’auteur explique que le jeu vidéo répond à 3 besoins fondamentaux :

- Autonomie : Le joueur se sent maître de ses actions. Il est un acteur d’un monde qu’il contribue à créer par ses actions.

- Compétence : Sentiment d’efficacité sur son environnement, avoir le contrôle du jeu (sentiment de puissance, la défense, agilité).

- Le besoin d’être relié à autrui : Le jeu en ligne multi-‐joueurs permet d’être en lien avec d’autres personnes et d’éprouver des sentiments de sympathie et d’empathie.

Q2 : Pourquoi aime-­t-­on les jeux vidéo?

D’une part, d’après cet article, le jeu vidéo satisfait trois besoins fondamentaux. Ensuite, le jeu vidéo permet :

-­ L’héroïsation : Jouer à un jeu vidéo, c’est être un héros. Il s agit toujours de sauver une princesse, sa propre vie, le monde.... Chaque click, chaque bouton fait évoluer le personnage vers la fin du jeu. A la fin du jeu, tout se finit bien grâce aux actions du joueur. Il joue dans un monde imaginaire dans lequel il peut s’épanouir grâce à son imagination.

- Le jeu : Le jeu vidéo est un jeu et à tout âge, on peut aimer le jeu. Certaines personnes jouent aux jeux de société, d’autres à un instrument de musique et d’autres aux jeux vidéos.

- Tous les organes sensoriels de l’être humain sont sollicités dans les jeux vidéos « comme dans la vraie vie ». Par exemple, le sens du toucher est exercé via les manettes ou joystick, le sens de la vue est exercé via les images sur l’écran, l’ouïe est exercée en écoutant les différents sons.

- Dans le jeu vidéo, le joueur vit toutes sortes de sensations et émotions (peur, angoisse, joies,…). Le jeu vidéo permet d’explorer des situations nouvelles en incarnant différents personnages. Il permet de mieux comprendre son environnement et le monde dans son ensemble. Certains joueurs trouvent un sens à leur vie via le jeu.

Q3 : Comment se crée l’addiction chez certaines personnes ? 

On parle d’addiction quand le jeu vidéo devient le principal centre d'intérêt, voire l’unique au détriment des autres activités (relationnelles, professionnelles, artistiques, scolaires, … ).

Tout le monde a droit a des excès, surtout les ados et jeunes adultes, mais passer régulièrement plusieurs heures par jour à jouer, surtout si on le fait seul, est bien inquiétant et certainement excessif. C’est quand il n’y a plus d’échange avec les autre qu’il faut commencer à se poser des questions.

Tout le monde ne devient pas addict aux jeux vidéo. Ceux qui deviennent accros, ce sont ceux qui ont eu des problèmes dans leur passé (le plus souvent des problèmes de famille) et qui remettent tout sur le jeu. Plutôt que de chercher une solution au problème, la personne préfère la fuite dans un monde virtuel. Les personnes les plus fragiles, les moins autonomes auront tendance à jouer plus.

La majorité des gens n’a pas de tel problème. Elle voit le jeu comme un divertissement ou une façon de passer le temps entre amis.

Q4 : Est-­ce que certains styles de jeux créent plus d’addiction ? 

Oui. Les jeux MMORPG (jeux de rôle en ligne massivement multi­‐joueurs) créent plus d addiction parce que ce style de jeu continue toujours à jouer quand on n’est pas là. Dans ces jeux, on peut faire de tout (jouer avec des joueurs en ligne, combattre, jouer avec l’ordinateur et le combattre,… beaucoup de choses différentes comme dans la vraie vie). En plus de cela, sans être dans le jeu, le joueur ne peut s’arrêter d’y penser, se demandant comment évolue le jeu et les autres joueurs craignant d’être dépassé par le jeu qui ne s’arrête pas.

Ma conclusion :

Comme écrit dans les articles, on ne sait pas vraiment dire ou diagnostiquer une personne comme étant dépendante ou pas en se basant uniquement sur le temps qu'elle passe à jouer. Ma recherche m’a appris que ce sont souvent les parents qui se plaignent de leur enfant qui passe beaucoup de temps sur les jeux vidéo. Le joueur ou l’enfant n’y voit lui pas un problème. Il s'agit d'un problème qui doit être regardé dans un contexte. Si l’enfant jouant beaucoup au jeu vidéo le fait car il a vécu des problèmes de familles dans le passé, il faudrait par exemple faire attention à ce que je jeu ne devienne pas alors une fuite par rapport à ces problèmes.

SIRI, SORT-ON DE LA CAVERNE ?



http://www.mycontact.fr/public/actualite/VIDEO-D-couvrez-un-rap-avec-Siri-l-assistant-personnel-de-l-iPhone-172826.jpg














« Un Français consulte en moyenne 150 fois son téléphone par jour », selon l’émission Cash Investigation diffusée sur France 2, aussi bien pour appeler et envoyer des SMS que potentiellement pour aller sur des réseaux sociaux via internet.

 Je me suis donc demandé quel est l’impact des nouveaux moyens de communications sur le comportement et les relations humaines dans le monde réel. 

Afin de tenter de répondre à ma question, je vous présenterai les avis et idées de différentes personnes s’étant intéressés à ce thème. Tout d’abord, nous allons aborder des opinions de personnes parlant de problèmes de dépendances, de changements négatifs dans le comportement, d’entraves aux relations et du potentiel sentiment de solitude.

Ensuite, nous verrons que certains défendent l’utilisation de réseaux sociaux et de smartphones comme favorisant la sociabilité et les relations. Les changements de comportement pourraient dès lors être positifs. De plus, certains évoquent de grandes transformations du cerveau humain et/ou de la société. Finalement, nous synthétiserons toutes ces idées afin d’aller plus loin dans notre réflexion personnelle.


Les impacts sont-ils négatifs…

Pour Jérémy Bodon, auteur du livre « Le smartphone, entre dépendance et prothèse : vers un Transhumanisme ? », les utilisateurs peuvent être dépendants des nouvelles technologies de communication. De ce fait ils ont tout le temps besoin d’être stimulés par quelque chose. Les moments où l’utilisateur ne fait rien lui sont insupportables.

Notre mémoire ne serait également plus stimulée. Par exemple, quand nous nous rappelons plus de quelque chose, nous cherchons sur Google ou SIRI, l’assistant personnel intelligent de l’Iphone, au lieu de faire l’effort de retrouver l’information en s’en rappelant.

De plus, il explique que nous, utilisateurs, sommes tout le temps occupés et distraits par nos téléphones. Notre attention aux choses autour de nous est donc diminuée, nous pouvons par exemple ne pas voir la voiture qui arrive en traversant une rue.

Mais aussi, notre expérience sensorielle dans l’instant présent est diminuée lorsque l’on utilise son téléphone ou son ordinateur. Nous allons faire moins attention à ce que nos sens perçoivent autour de nous, l’ « expérience » auditive d’une fanfare à côté de nous sera diminuée.

Enfin, Jérémy Bodon pense que le fait d’utiliser notre appareil en même temps que de faire autre chose à côté nuit aux relations, surtout si nous avons un interlocuteur réel en face de nous.
Stephen Marche, écrivain Canadien, pense que les conséquences sociales des réseaux sociaux sont graves. Nos amitiés réelles se développent moins, nous avons moins de personnes à qui nous confier et nous avons aussi moins de relations fortes avec les membres de notre famille.

Dans son article « Is Facebook making us lonely? » (Facebook nous rend-il solitaires ?), il explique que la vie solitaire se développe et que de plus en plus de gens vivent seuls chez eux. La cause directe de cette augmentation serait ces nouvelles technologies de communication. La preuve de cette affirmation serait que les personnes les plus solitaires passeraient le plus de temps sur Facebook.

Sherry Turkle, professeur Américaine au MIT pense que les relations que l’on peut avoir via internet ne sont jamais vraiment affectives et humaines. Pour elle, un lien ne peut se créer que si les deux personnes se voient face à face.

Aicha Cardoen et Yves Collard sont deux journalistes ayant écrit un article sur ce sujet. Celui-ci se nomme « Facebook isole-t-il ou socialise-t-il ? ». Dans cet article, ils expliquent que l’abus des réseaux sociaux et des smartphones a un effet négatif de dépendance sur l’utilisateur.


… Ou positifs ?

Aicha Cardoen et Yves Collard défendent également qu’une utilisation modérée  soit sans impact négatif sur les relations humaines, que celle-ci encouragerait même la sociabilité. 

Ils pensent que la raison pour laquelle tant de gens s’y retrouvent est justement due à cette sociabilité plutôt qu’à l’isolement. Selon eux, grâce à ça, nous avons plus d’amis qu’avant.

Ils ajoutent que malgré cette augmentation du nombre d’amis, les liens entre personnes restent forts. Dans la réalité, les utilisateurs parlent vraiment qu’avec un nombre restreint d’amis, les vrais.

Michel Serres est philosophe, historien des sciences et homme de lettres français. Pour lui, l’avantage des nouvelles technologies est qu’on peut trouver une information instantanément et aussi pouvoir communiquer avec n’importe quelle personne dans le monde, quand on le veut.

Le point sur lequel il insiste est que Le virtuel n’a pas été inventé avec les nouvelles technologies, il existe depuis l’aube de l’humanité. L’odyssée d’Ulysse est déjà considérée comme virtuelle.

Eric Klinenberg, auteur du livre « Going Solo », dont s’est inspiré Stephen Marche pour son article, dément les arguments de ce dernier selon lesquels un sentiment d’isolement serait directement la conséquence de l’augmentation de la connectivité. Eric Klinenberg l’accuse d’avoir repris les chiffres de son livre concernant l’augmentation de foyers composés par une seule personne afin de servir à ses propres idées.  Alors que, le message de base est différent et plus optimiste notamment sur les nouvelles technologies.

Pour illustrer cette accusation voici un exemple qui devrait parler à tout le monde : Notre première donnée est que le naufrage du paquebot Titanic qui a été provoqué par un iceberg, a eu lieu en 1912 et a bouleversé les esprits à l’époque. Comme seconde donnée, imaginons que nous avons la preuve que le nombre total de sous-marins eusse été  quadruplé entre 1912 et 1942. L’erreur commise par Stephen Marche serait de conclure « Le naufrage du Titanic a bouleversé les esprits, donc, au lieu de continuer à naviguer sur mer et de risquer de couler à cause d’éventuels icebergs on a préféré utiliser des sous-marins et c’est pour ça que leur nombre a quadruplé. »

Selon Keith Hampton, Professeur à l’université de Toronto, le but des réseaux sociaux pour les utilisateurs n’est pas de se connecter pour essayer de trouver ce qui leur manque dans leur vie réelle. Il a également remarqué que les utilisateurs d’internet sont plus actifs et engagés dans leur société que ceux qui ne l’utilisent pas. Par exemple ils seront plus enclins à exposer leurs opinions politiques grâce notamment à l’anonymat du net.

Jérémy Bodon qui, nous avons vu auparavant, est plutôt pessimiste sur la question des nouvelles technologies, reconnait quand même quelques changements positifs. Ainsi donc pour lui, le meilleur est que les utilisateurs sont plus sensibles à l’inventivité et à la créativité.

Ce constat amène à la question de ce que les nouvelles technologies ont profondément modifié. Plusieurs personnes ont donné leurs réponses et celles-ci bien que différentes peuvent toutes être bonnes ou mauvaises. Pour Zeynep Tufekci de l’université de Princeton, c’est notre société entière qui a changé, et nous faisons que nous adapter.

Tandis qu’Aicha Cardoen et Yves Collard pensent plutôt que c’est notre sociabilité, c’est-à-dire notre capacité à évoluer en société, et la manière de la voir ont changé.

Enfin Michel Serres pense plutôt que le cerveau humain est en évolution et ne fonctionne plus de la même manière qu’avant. Pour lui, de toute évidence, les jeunes ne pensent plus de la même manière que leurs parents et encore moins que leurs grands-parents. Le monde a changé et ses nouveaux habitants aussi.


De nouvelles questions

Maintenant que nous nous sommes renseignés sur les avis de différents spécialistes, il serait bon de nous interroger également.

La première question qui nous viendrait à l’esprit est celle de la limite entre un usage modéré et un usage excessif  des nouvelles technologies de communication. La barrière entre ces deux cas reste très floue à l’heure actuelle. Je pense qu’il faudra attendre quelques années avant d’avoir une étude qui pourra cerner l’ensemble du sujet.

Doit-on dire oui ou non au changement ? Depuis l’aube de l’humanité toutes les sociétés ont subi de grands changements qui ont bouleversé la manière de vivre. Prenons l’exemple de l’imprimerie qui a révolutionné le monde, au XVième siècle c’était quelque chose de très nouveau et plutôt mal vu par le clergé et les élites qui craignaient la diffusion du savoir qu’ils détenaient à toute la population. Il y aura toujours des personnes qui seront pessimistes de la nouveauté.  Je ne pense pas que l’on pourrait affirmer que ces personnes aient tort ou raison pour le moment. Nous sommes actuellement encore dans cette période de grands changements, ce n’est que dans quelques années que nous pourrons affirmer si la finalité a eu un impact plutôt positif ou négatif.

Les impacts peuvent être encore plus énormes que l’on ne pense. Les nouvelles technologies de communication joueront-elles un rôle majeur dans la politique ? C’est déjà arrivé auparavant, les révolutions du printemps arabe se sont propagées rapidement grâce aux réseaux sociaux. On peut s’attendre à ce que d’autres actes politiques forts naissent grâce aux réseaux sociaux. En effet, les internautes ont plus tendance à exprimer leurs idées sur internet par le biais de l’anonymat.

Les smartphones, ordinateurs et réseaux sociaux sont-ils devenus indispensables pour vivre dans notre société actuelle ? Même si cela devient de plus en plus rare un certain nombre de personnes n’ont pas de smartphone et/ou ne sont inscrit sur aucun réseau social. Et il est encore plus rare de trouver quelqu’un qui n’utilise pas du tout internet. Pour moi, internet n’est pas indispensable mais il reste un outil beaucoup plus pratique et polyvalent que ses alternatives. Par exemple chercher un itinéraire sur Google Maps est bien plus facile et rapide qu’avec une carte routière. Ne possédant pas de smartphone, je trouve ce genre d’appareil peu utile, le seul avantage que je lui trouve est qu’il permet d’accéder à internet n’importe où on est en cas de besoin. Finalement je trouve que les réseaux sociaux ne sont pas une chose mauvaise en elles-mêmes mais je crois qu’il faut néanmoins faire attention à ne pas tomber dans l’addiction.


SIRI, que conclure ?

Nous nous étions premièrement posé la question de l’impact des nouveaux moyens de communications sur le comportement et les relations humaines.

Comme nous avons pu le voir précédemment les personnes opposées aux nouvelles technologies pensent que les réseaux sociaux et les smartphones poussent à la dépendance. À cela s’ajouterait  un isolement et des changements problématiques du comportement humain au quotidien, ce qui pour eux, nuit aux relations humaines.

Les défenseurs de ces nouvelles technologies remarquent plutôt une augmentation de sociabilité, tout en conservant nos liens avec nos amis proches aussi fortement et en rapprochant les individus entre eux. Tout cela, en favorisant l’engagement politique dans la société actuelle car les idées se diffusent plus rapidement par internet.

Nous pouvons donc voir que ces avis divergent. Ainsi, nous ne pourrons constater qu’ultérieurement l’entièreté de ce que les nouvelles technologies ont changé. Nous pouvons néanmoins supposer que cela  influencera le développement de la politique. Cependant, même si les personnes qui n’utilisent ni téléphone ni internet deviennent très rares, ce ne sont  pas encore des objets indispensables à la vie en société. Bien qu’ils restent des outils assez pratiques.

La réponse à la problématique ne serait donc pas être absolu et puisqu’il y a une multitude d’avis plus ou moins nuancés. Je remarque cependant que ses impacts touchent à la sociabilité et au comportement humain. La réflexion à cette grande question en amène de nouvelles.

Cet article a été écrit grâce à Google.
Josias Van Droogenbroeck



Bibliographie

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PASCALE NIVELLE_ Petite Poucette_  la génération mutante_ 03 Septembre 2011_ libération.fr_ url : http://www.liberation.fr/culture/2011/09/03/petite-poucette-la-generation-mutante_758710

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EMMANUELLE LUCAS_ Qui sont les amis Facebook ?_08 Octobre 2014_ la Croix_ url : http://www.la-croix.com/Famille/Parents-Enfants/Dossiers/Qui-sont-les-amis-Facebook-2014-10-07-1217634